Croisière plongée en thailande phuket et khaolakCroisière plongée Phuket et Khaolak

Le plaisir est souvent déclenché par l’un ou plusieurs de nos sens. A l’avant de Bunmee 3, je fixe l’horizon qui avance constamment devant moi en m’éloignant peu à peu de la côte. Je reste attentif aux formes des vagues, à la perspective des lignes que forment les quelques nuages, aux couleurs vives que le soleil m’offre, aux sons des flots qui caressent la coque du bateau, au parfum du sel sur ma peau... Dive now !
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Voyage plongée Djibouti : entre deux requins-baleines

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C’est l’hiver en France. Envie de soleil, de plongées, de grains de sable et de sel sur la peau. Envie aussi d’évasion, de paysages lointains et d’animaux sauvages ? Après un petit stop à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, quelques heures d’un vol sans encombre jusqu’à l’aéroport de Djibouti-Ambouli, dix minutes de bus et vingt minutes de bateau rapide, nous faisons route nord-est après avoir laissé l’île Maskali sur bâbord. Un lagon bleu accueillant ceinture l’île Moucha qui contraste avec le sol aride et la mangrove au loin. Les membres sympathiques du staff parlent un français parfait, tandis qu’une dizaine de corbeaux croassent à notre arrivée...

Cette île est à l’image du désert : désertique. Pour ceux qui connaissent déjà la mer Rouge, on retrouve ici ce caractéristique décor de pierre, avec toutefois une rare végétation jaunie par le soleil implacable. Ce petit bout de terre est posé au milieu du golfe de Tadjoura, constamment sillonné de gigantesques tankers faisant route depuis ou vers l’océan Indien. Le vent du nord rafraîchi un peu l’atmosphère et chasse les mouches quelquefois un peu trop insistantes. Mais heureusement, ici il n’y a pas de moustiques. Le silence du bout du monde n’est troublé que rarement par les avions de chasse qui décollent de l’aéroport où l’on peut aisément observer des drones et des hélicoptères au départ de missions. Le ciel est sans nuages, sans aucun nuage et les lunettes de soleil sont indispensables. Température de l’air identique à celle de l’eau : 30°C !

D’ailleurs, en surface et sur le sable à 28 m de fond où repose l’hélice du Faon, la température ne change pas. Ce cargo de 90 m de long, coulé en 1975, repose sur son bâbord. Une grande faille, repère d’une loche imposante, le sépare en deux et permet ainsi une pénétration plus aisée. Du bout des mâts à l’horizontale maintenant, la vue de l’épave est impressionnante. Avec Reynald, le responsable du « Lagon Bleu » et mon ami Philippe, nous descendons le long du mouillage pour une visite agréable et sans courant. Toute une vie riche s’est organisée autour de cette épave, ce qui en fait une plongée des plus intéressante. La nuit, elle apparaîtra encore plus colorée avec toutes les algues et les éponges encroûtantes qui tapissent les parois métalliques rouillées par le temps. La mâture est le refuge d’innombrables poissons qui viennent s’y abriter ou au contraire s’y nourrir. L’eau assez chargée dans la journée, se traduira en plongée nocturne par mille scintillements dès lors que nous éteindrons nos phares.

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Le noir s’illumine alors comme autant d’étoiles incertaines, ponctuant le temps qui s’égraine lentement avant notre retour surface. Deux poissons suicidaires ou éblouis par nos feux se jettent dans notre bateau. Rires et étonnements avant de les remettre dans leur aquarium d’origine. Le lendemain, en fin d’après-midi, le tombant Point nous offre un très joli récif corallien avec toute la faune de la mer Rouge, quoique la visibilité reste moyenne. Au loin, les lumières de Djibouti commencent à décorer la ville pour la faire surgir du désert. Alors, quant au crépuscule, sur fond de musique somalienne, je pose mon regard sur cette mer foncée, le bleu m’attire encore et toujours car je sais tout ce qu’elle signifie : l’eau et la vie. Quel contraste avec cette terre de désolation sur laquelle je vais m’assoupir, les pensées saturées par ces innombrables points colorés qui perforent le ciel ébène. Ainsi, vers 6 h du matin, je me réveille sous ma moustiquaire, les rêves encore présents, aussi duveteux que des nuages. A travers la fenêtre se dessine une toile contemporaine toute en variations de bleus. Un petit déjeuner entre désert et mer… J’ai la sensation véritable d’être ailleurs.

La mer Rouge reste un hymne à l’esthétique, détachée de la perfection avec un subtil équilibre de formes, de teintes et de reflets. Une ode à la pureté originelle grâce à des contrastes uniques et souvent étonnants. Chargée de symboles, cette mer coincée entre les deux plaques tectoniques de l’Afrique et du Moyen-Orient, surprend, surprend encore, étonne et étonnera toujours. Plus tard, sur le tombant Nord, toute une faune colorée évolue paisiblement, sans courant, entre les patates de corail : raies, mérous, balistes, vivaneaux, carangues, platax, cochers. Nous croisons également un requin pointe blanche isolé. Un gros banc de barracudas nous encercle durant quelques minutes. Nous nous émerveillons de très belles tables madréporaires qui bordent le canyon. Trois napoléons pour nous accueillir et une grosse raie pastenague pour nous dire au revoir. Sur ce même site, la nuit, comme d’habitude, apparaît toute une autre vie encore plus multicolore tels nudibranches, étoiles de mer très différentes, crevettes nettoyeuses. Un superbe napoléon assoupi dans une anfractuosité. Chut, laissons le dormir… La bouée latérale, coulée sur 23 m, n’est pas dénuée d’intérêt pour les photographes grâce à ses belles concrétions d’éponges orange, les glass-fishes et le couple de poissons cochers qui y séjourne. Plus en avant dans notre immersion, nous croisons une bonne douzaine de balistes titans au-dessus de leur nid. Certains sont particulièrement chaleureux dans leur contact… Au loin, une belle loche détale à notre approche tandis que cinq superbes napoléons, un peu fiers, continuent leur route.

Retour au bateau avec Philippe, par mer très calme, beaucoup de soleil qui nous ébloui et le calme de la nature océane. Le silence n’est que le bruit du temps qui passe. A cet instant, la paix est sur nous. Le banc d’Ankali, à 30 mn de navigation du centre, est perdu au milieu de nulle part. L’eau y est très claire. Nous espérons du « gros » qui ne sera pas au rendez-vous mais le sommet du platier est riche à souhait. Plus tard, sur le site des Carpes rouges, nous observons de très nombreux lutjans jaunes dans une eau verte. En surface, le ciel reste bleu. Couleurs ! Ailleurs, les deux remorqueurs d’une vingtaine de mètres, immergés volontairement en 2002, le Nagfa et l’Arthur Rimbaud, espacés de 180 m, reposent sur le sable à 30 m. Des centaines de petits barracudas évoluent entre les deux épaves afin qu’elles se sentent moins seules. Vu leur jeunesse sous l’eau, la colonisation n’est pas très significative et la visibilité très moyenne empêche de les voir en entier. Ces mêmes particules qui nous accompagnent durant ce séjour, sont le signe de l’arrivée des tant attendus requins-baleines (Rhincodon typus). Et avouons-le, le but de notre visite à Djibouti !

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Après un réveil très matinal, nous partons pour une heure de navigation en direction du « CECAD » (Centre d’entrainement au combat), près de la plage d’Arta entre Ras Eiro et Ras Korali. Plus loin encore, on peut apercevoir le chenal qui mène au Ghoubbet, petite mer intérieure où il est possible d’y passer 3 jours en boutre autour de l’île éponyme… Une autre fois ? Des dizaines de dauphins à long bec (Stenella longirostris) à l’étrave du bateau, nous accompagnent vers le sud. L’excitation commence. Sur place, nous passons la journée en PMT, à flirter avec une dizaine de ces animaux de 5 à 10 m de long, placides mais à la nage majestueuse. De face, leur gueule s’ouvre à quelques centimètres de mon objectif. Au bord des lèvres, les poissons-pilotes jaunes se faufilent entre les minuscules dents. Je peux longuement contempler le fond de leur corps étrange. Les branchies s’ouvrent et se ferment régulièrement pour filtrer le plancton. De nombreux rémoras collés sous le ventre profitent de l’inertie de l’animal pour se déplacer sans effort. Parfois, son aileron dorsal me frôle ou me pousse sur quelques mètres sans que je le veuille et sans que l’animal semble gêné par ma présence. Je profite de sa belle robe tachetée de blanc et de gris tandis qu’il poursuit nonchalamment sa route en quête de nourriture. Puis, je vois sa queue verticale qui s’enfuie au loin pour disparaître, sans effort, dans le bleu.

Avec un autre beau spécimen qui vient en sens inverse, je me retrouve sans le vouloir, coincé entre deux requins-baleines. Malgré toutes mes précautions pour ne pas les toucher, l’un des animaux semble vouloir venir vers moi et après m’avoir touché (goûté ?) avec son énorme bouche aux lèvres pulpeuses et presque sensuelles, son corps énorme défile sous mes palmes que j’essaye, en vain, de rétracter. Sa caudale heurte assez violemment le hublot de mon caisson qui heurte tout aussi violemment mon masque, lui même s’écrasant sans délicatesse sur mon front. Je fais une pirouette, heureusement sans gravité mais tout de même un peu choqué. Leçon : L’observation des gros animaux sauvages conserve toujours un minimum de risques. A bon entendeur… Peu de temps sépare l ‘apparition d’un autre animal qui a l’aileron dorsal plié en deux, probablement du à sa rencontre avec l’hélice d’un bateau. Un autre requin, plus imposant, à un gros bout autour de la queue, qui lui entaille profondément la peau. De nombreux coquillages fixés sur la corde l’alourdissent et freine très certainement sa nage. Un autre à deux profondes cicatrices sur le dos et encore deux autres ont des hameçons accrochés sur la bouche ou sur le flanc. Accidents ou prédations volontaires ? La question reste sans réponse. Leur vie n’est pas de tout repos…
A moins de dix mètres du bord, quatre requins-baleines se croisent à mon niveau. Mon regard ne sait plus où donner de la tête et mes pupilles sortent de mes yeux (…). Je ne bouge pas, à part l’index de ma main droite qui ne chôme pas, à 9 images par secondes ! Et en plus, un immense banc de maquereaux indiens (Rastrelliger kanagurta) avale le plancton avec beaucoup d’agitation, leur petite bouche immensément ouverte vers moi. Intensité de l’instant. Entre toutes ces observations, les bonites, les tazards et les carangues chassent tandis qu’une multitude d’oiseaux picorent la surface.

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Deux avions de chasse, surgissant de nulle part, au ras de l’eau et à quelques dizaines de mètres seulement de nos têtes, viennent troubler la quiétude du lieu en un bruit assourdissant. Nous avons droit aussi au survol de deux hélicoptères qui se détachent dans le ciel pur comme deux libellules noires. A Djibouti, l’armée n’est jamais très loin. Le retour, vent de face avec une mer hachée, dure deux fois plus longtemps qu’à l’aller. Nous atteignons l’île Moucha et les bungalows du « Lagon Bleu », fatigués mais avec de belles images plein la tête, suffisamment pour réitérer l’expérience à trois reprises ! Afin de désaturer nos neurones, le dernier jour est consacré à la visite du lac Assal, une des nièmes merveilles de la nature où les couleurs sont toutes en nuances de bleus. Des dizaines de tornades nous accompagnent, soulevant le sable ocre comme autant de danseuses inconnues et fugitives. De multiples acacias et quelques dragonniers tentent une survie face aux éléments hostiles, la chaleur et le vent. Témoins aussi de la souffrance des nomades qui traversent le temps, les tombes de pierres disposées en cercle, attestant de leur vie dans le désert. Parfois, une chèvre et quelques ânes amaigris. Une lente caravane de dromadaires souligne l’horizon d’une poussière ocre qui atténue les contrastes. La nature du monde qui nous entoure ici, est vibratoire.

Retour à Djibouti par la ville d’Ali-Sabieh. Une ville parmi tant d’autres où l’odeur enivrante de la myrrhe pourrait nous envoûter et, puisque toute énergie attire une énergie semblable, nous choisissons de mettre l’enthousiasme dans notre cœur. Le bonheur d’être ici, entre les déserts, est du à cet air pur et sensuel qui seul explique tout simplement la vie. Mieux que la science ! La roche et les grains de sable ont une âme. Celle des vies passées. Ils se blottissent entre eux après s’être joué des longues vagues de l’océan Indien qui les ont accompagné jusqu’aux rivages apaisés de la mer Rouge. Et si tout cela n’était qu’un songe ? Car la beauté est lourde à porter, difficile et inconfortable comme l’amour. Pour cela, je respecte les océans car ils existent, indifférents aux hommes, juste heureux d’être libres. Il suffit de poser son regard et de contempler le poème écrit par les vagues qui passent.

« Nature est un doux guide », avançait Montaigne. C’est elle qui m’a conduit de part le monde où chaque pas est le reflet d’une émotion vécue. Au moment de partir, tout simplement, je dois accepter le souvenir pour prolonger ces moments passés heureux et je confirme ainsi que la vie se doit d’être une belle histoire d’aventures, de voyages, de rencontres… autour d’une même passion, la mer toujours…

Henri ESKENAZI
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INFORMATIONS PRATIQUES

Le requin baleine

Le requin-baleine (Rhincodon typus) est le plus grand des poissons cartilagineux, de la même famille que les requins et les raies, se nourrissant de plancton (zoo et phyto), petits poissons et crustacés, larves, krill, pouvant atteindre 20 mètres de longueur pour un poids de 30 tonnes. Massif, se déplaçant lentement et dénué d’agressivité, ce requin est parfaitement inoffensif pour l’homme. Il se rencontre essentiellement dans les mers ouvertes ou les océans tropicaux et chauds (Djibouti, Mexique, Philippines, Maldives, Australie). Il est ovovivipare avec croissance du fœtus dans un œuf puis expulsion du petit vivant. Sa durée de vie dépasserait les 100 ans. Actuellement, la population du requin-baleine semble en déclin.

Djibouti
  • Superficie = 23 000 km2
  • Population = 900 000 habitants
  • 320 km de côtes
  • Monnaie : le Franc Djibouti (1000 FDJ = 4,30 euros environ)
  • Visa obligatoire à l’arrivée = 75,00 euros
  • Côte française des Somalies en 1896
  • Territoire des Afars et des Issas en 1967
  • République de Djibouti en 1977
  • Membre de l’ONU, de l’OMS, de l’UA et de la Ligue Arabe.

Office National du Tourisme :
00(253) 77 35 28 00
www.visitdjibouti.dj

Meilleure saison : d’octobre à avril
Meilleure période pour observer les requins-baleines : d’octobre à février

Centre de plongée sous-marine:


Le club de plongée « Lagon Bleu » :
  • 100 blocs 12 l acier courts ou alu longs, simple et double sorties, DIN et étriers
  • 5 bateaux coques dures avec 2x200 à 275 cv
  • 5 compresseurs et Nitrox possible
  • Caissons à Djibouti
  • Adresse: BP 1181 DJIBOUTI - Téléphone : 00(253) 77 82 61 19 - Site internet : www.djiboutidivers.com - E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Contacts
:

Les « Rendez-vous de Chercheurs d’eau », organisés par le très sympathique Fabrice Boissier, en partenariat avec :



« BLUE LAGOON – BLUE WORLD »
29 RUE MOGADOR 75009 PARIS
Téléphone : 01 48 74 58 51

« BLUE LAGOON – BLUE WORLD »
72 RUE PARADIS 13006 MARSEILLE
Téléphone : 04 91 19 98 12

Site internet : www.blue-lagoon.fr
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 
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