Croisière plongée en thailande phuket et khaolakCroisière plongée Phuket et Khaolak

Le plaisir est souvent déclenché par l’un ou plusieurs de nos sens. A l’avant de Bunmee 3, je fixe l’horizon qui avance constamment devant moi en m’éloignant peu à peu de la côte. Je reste attentif aux formes des vagues, à la perspective des lignes que forment les quelques nuages, aux couleurs vives que le soleil m’offre, aux sons des flots qui caressent la coque du bateau, au parfum du sel sur ma peau... Dive now !
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Emotions voyage plongée Malaisie : Complètement Mabul

voyage plongée sous-marine malaisie
Sous la jetée de Sipadan, dans à peine 5 m d’eau, un nuage de carangues vient littéralement m’envelopper après une minute d’immersion. Le soleil qui se réfléchit sur le sable blanc les éclaire de tous côtés. Elles forment un véritable tourbillon. Le même qu’il y a douze ans, lors de mon premier voyage dans la région… Lianah, mon accompagnatrice malaisienne, me rejoint peu de temps après, suivie de Géraldine et Fabrice, tous deux également fous de photos.

Le contraste avec la journée précédente, est flagrant. En effet, j’ai atterri à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie, après 10 heures de vol. Puis 2h30 d’un autre avion jusqu’à Kota Kinabalu suivies de 45 minutes pour atteindre Tawau. Ensuite 60 minutes de bus jusqu’à Samporna et enfin 35 minutes de bateau rapide pour arriver sur l’île de Mabul à l’est de Bornéo. Ouf ! Il faut être fou, mais quelle belle récompense de retrouver cet état de Sabah, tant d’années plus tard, presque inchangé. Juste un peu plus de téléphones portables et de musique techno dans la rue.

Avant il était possible de dormir sur l’île même de Sipadan. A marée monVoyage plongée Malaisie Sipadantante, mon bungalow avait des pilotis dans l’eau limpide que je voyais lentement se déplacer à travers les lattes du plancher en bambou. Maintenant, mon bungalow a disparu et les arbres ont poussé. Sipadan n’est désormais habitée que par des gens du gouvernement. Nous nous laissons porter par un léger courant le long du tombant qui plonge à la verticale jusqu’à 600 m de profondeur. Autour de nos bulles, vont et viennent des dizaines de platax. Nous atteignons la célèbre Grotte aux tortues, dont l’entrée, à 20 m de profondeur, est maintenant signalée par un panneau « caution ».

Lors de mon précédent séjour, j’avais pu la visiter avec beaucoup d’intérêt et de plaisir, découvrant ça et là quelques squelettes de tortues, un de dauphin et un autre de marlin. Aujourd’hui deux requins pointes blanches tournent dans la voûte et le sable comme pour en garder le passage…

Plus loin, quelques balistes olivâtres broient du corail sous le regard d’un gros diodon. Juste à côté, un oursin plat orange fluo attire mon attention : je n’en ai jamais vu. Pour les puristes, il se trouve à 20,3 m exactement, en suivant le tombant vers le nord-est. Au moment du repas, sur la plage de Sipadan, nous apprécions quelques pâtes chinoises agrémentées de mangues et d’un thé chaud. Une heure plus tard, plongée à Coral Garden, moins impressionnant que le « Drop Off » du matin, mais tout aussi riche. Nous ne comptons plus les tortues sur ce fond corallien ne dépassant pas les 20 mètres. Petits et gros poissons rivalisent de couleurs.

Retour vers nos bungalows à 20 minutes au nord, le sourire aux lèvres. Après un solide déjeuner malaisien, épicé à souhait, et une sieste réparatrice, nous plongeons entre les six immenses piliers en béton de la plate-forme du Seaventure resort, à cinq minutes en face de la plage de Mabul. Sur un fond de sable à 16 m, entre câbles, grillages et pneus, nous découvrons une faune extraordinaire : nudibranches, crevettes, crabes, murènes et poissons crapauds ! Arrive ensuite l’heure de l’apéro au bord de la piscine ou sur la plage, au choix, entre le village de Suluk à l’ouest et celui des Gitans de la mer à l’est. Les barques de pêche rentrent. Les filets sèchent. Les enfants rient. Trois gars jouent de la guitare. Les maisons du village de Suluk sont en bois sur pilotis. Certaines barques sont repeintes. Les gamins ne cessent de me demander de les photographier : « pata, pata » (soit photo, photo).

A Turtle Patch, Maadil nous annonce beaucoup de tortues : déception nous n’en verrons que 5 ! Cependant, durant les quinze premières minutes de plongée, nous nous stabilisons vers 30 m pour apercevoir cinquante, voire peut-être cent requins marteaux ; ils évoluent assez profond mais de là où nous sommes, le spectacle est grandiose. Malheureusement, deux détonations de dynamite nous sortent de notre rêve. Ce sont des pêcheurs illégaux, loin d’ici, mais le son se propage très bien sous l’eau ! En revenant vers le tombant, nous croisons un requin léopard tapi dans une anfractuosité.

La palier est sublime parmi les centaines de carangues accompagnées de requins gris de récif, de pointes blanches et de deux autres carangues différentes, beaucoup plus grosses. Direction ensuite le plus gros bénitier de la région posé à 4 m de fond sur le site de Mid reef. Plus d’un mètre de longueur, trop vieux pour se fermer à notre approche et sûrement habitué aux visites des plongeurs. Combien d’années a t’il ?

L’île de Mabul nous réserve bien d’autres surprises : le matin, nous partons de la plage et revenons par un ponton, 3 mètres plus haut, à cause de la marée ; sur un site, nous partons « récif main droite », par un léger courant, et faisons, le chemin inverse, à la même profondeur, par un fort courant au bout de quelques minutes. Déroutant mais intéressant ! A l’image du site de Lobster Wall où les nudibranches et les langoustes nous servent de modèles, tandis que deux poulpes s’accouplent, sous une table de corail à 3 m de fond, sans se soucier de notre présence. Et pour ajouter aux caprices de l’île, citons Barracuda Point où aucun barracuda n’est visible, le jour où nous nous y rendons… Toutefois, une dizaine de requins pointes blanches nous attendent sur le sable, dont une superbe femelle en gestation avec ses deux fidèles remoras. Un poulpe essaie de se défaire de deux mérous un peu trop entreprenants. Dans le bleu, une raie manta passe… Après 45 minutes de pur bonheur, nous rejoignons un banc d’environ 50 perroquets à bosse, juste 5 m plus haut ; les plus gros dépassent le mètre !

Entre Staghom Crest et Lobster Lair, le tombant est magnifique, riche de crinoïdes jaunes, violets ou rouges qui entourent de multiples coraux et où s’abrite, entre autres, un petit hippocampe noir. Notre divemaster Maalid nous propose ensuite une plongée sur l’île de Kapalai, à dix minutes à l’est de Mabul. Sur le spot de Mandarin Valley, pas de poisson mandarin… mais deux épaves de bateaux de pêche en bois, de 20 mètres de long, posées sur le sable à 22 mètres. Malgré une eau assez chargée, nous avons beaucoup de plaisir à observer et photographier toute la petite faune qui s’y est développée : ascidies blanches, oranges ou bleues fluo, des poissons fantômes mouchetés, poisson pierre, gobies, quelques poissons clowns dans leur anémone… Avec ses vingt sites de plongée, Kapalai représente une alternative intéressante pour les plongées de l’après-midi.

Pour observer les fameux poissons mandarins, si beaux, si rares et si difficiles à photographier, nous nous rendons à Paradise 2, juste en face de notre bungalow. Avec Géraldine et Fabrice, nous passons une heure dans 5 m d’eau, parmi les coraux de feu, à traquer ces charmants animaux multicolores. Il y en a au moins une vingtaine sur un mètre carré. Je me retrouve nez à nez avec Fabrice, ou plutôt objectif contre objectif, à force de regarder dans nos viseurs, véritablement hypnotisés par notre tâche !

Pour achever notre séjour, une immersion sur Barracuda point nous permet de rencontrer le célèbre banc, tant attendu, des mille barracudas de Sipadan ! Je suis entouré. A tel point que je ne vois pas Xavier qui est à côté de moi. Les plus proches individus sont à 50 cm de mon masque. Derrière le banc, je peux distinguer un requin et deux tortues. Les platax viennent nous rejoindre. La vision est fascinante. Découvrir, savourer et succomber à cette vie sous-marine au détour d’un corail ou à l’aplomb d’un tombant : voilà le programme de nos journées sur Mabul, cette île malaisienne qui peut rendre fou de plaisir ! Et je ne vous raconte pas les soirées au bord de la plage à écouter le divemaster Algir jouer Cat Stevens à la guitare… Ces îles sont sûrement nées d’un rêve : si j’étais à votre place j’irais vite à leur rencontre.
 
Henri Eskenazi
www.henrieskenazi.com
© Tout droit de reproduction réservé - Texte et photo H. Eskenazi


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