voyage plongée KiritimatiVoyage plongée Kiritimati

Je suis à Kiritimati, le plus grand atoll du monde et peut-être le plus ancien, coincé entre lagon et océan. L’horizon est partout. Cette ancienne île Christmas, appartient à la république des Kiribati (33 îles réparties entre îles Gilbert, îles Phoenix et îles de la Ligne) dont la capitale est Tarawa-Sud dans l’archipel des îles Gilbert, à 3300 km d’ici (4 heures de vol)... Dive now !

Emotions voyage plongée Afrique du Sud: rencontre avec le Grand Blanc

voyage plongée
En Afrique du Sud, dans la région de l’Overberg, à mi-chemin entre le cap de Bonne Espérance et le cap Agulhas, point le plus méridional de ce continent, se trouve Gansbaaï, un port de pêche. Il est ici possible d’approcher des dizaines de requins, et non des moindres : les grands requins blancs ou Carcharodon carcharias. De Gansbaaï, nous nous rendons, avec André Hartman, au petit port de Kleinsbaaï d’où nous embarquons vers dix heures. Aidés de Guido et Russ, les préparatifs sont rapides et précis pour cinq heures d’observation, en quête d’images fortes. Les bouteilles sont gonflées et le narguilé vérifié.

La cage est arrimée. Le ciel est bleu. Seuls quelques gros nuages noirs s’amoncellent au loin. Le temps change vite sous de telles latitudes… Il y a déjà un fort vent du Nord de 35 à 40 km/h. Dès la sortie du port, le franchissement de la barre de vagues déferlantes, en slalomant entre les rochers pointus est terrifiant. André pilote son bateau d’une main de maître. Après une demi heure de navigation, nous atteignons une première île : Dyer Island, à cinq milles de Gansbaaï, avec seulement quelques maisons. C’est une ancienne fabrique de guano (excréments d’oiseaux) ou s’ébattent différentes espèces : mouettes, sternes géantes, albatros, pingouins. En évitant au maximum les algues géantes, appelées ici «kelp », nous contournons l’île par la gauche pour atteindre un deuxième îlot, Geyser Rock où vivent, en pleine saison, plus de 30 000 otaries. Très joueuses à notre approche, elles sautent du haut des rochers, s’amusent dans les vagues, insouciantes des dangers de l’océan.

Entre ces deux îles mythiques se trouve Shark alley, un canal de 80 mètres de large. Dessous, il n’y a pas plus de cinq mètres de fond et les requins n’aplongée requins blancs afrique du sudiment pas y séjourner quand la mer est agitée. Aussi, André décide de mouiller un peu plus au large, par douze mètres de profondeur. Aujourd’hui, nous ne nous mettons pas à l’eau car les risques de se blesser à l’intérieur de la cage sont trop importants. Nous nous contentons de prises de vue depuis la surface. Le chum, un mélange d’huile et de foie de requins, est dispersé. L’odeur est caractéristique et inoubliable ! Estomac fragile s’abstenir. Au même instant, notre ami Guido jette « Cookie » à la mer, un leurre de néoprène noir ressemblant étrangement à une otarie. Moins de dix minutes plus tard, notre grand blanc arrive : presque cinq mètres, 900 kilos et toutes ses dents. C’est une femelle majestueuse, tout en muscles. «Une quinzaine d’années» nous précise André. Après avoir taquiné «Cookie » et attiré par le chum, l’animal s’approche de notre bateau. Je suis à moins de 30 cm de son œil. Séquence émotion et premiers clichés en rafale.

Le premier jour, nous pouvons observer une dizaine de requins. André nous explique qu’il est rare de passer une journée sans en voir. La houle et les vagues déferlantes ne nous ménagent pas. Parfois deux, voire trois animaux se trouvent en même temps autour de l’appât. Le même prédateur peut réapparaître plusieurs fois et rester sur le site des heures durant. La visibilité étant très moyenne, les requins apparaissent au dernier moment avec leur aileron dépassant de la surface ou bien viennent du fond, sans crier gare. Nous nous imaginons mal nager en surface… Le lendemain, André nous annonce que nous ne pouvons pas partir ; la météo annonce un fort vent de nord-ouest allant jusqu’à 60 km/h, avec des grains. Effectivement une mini tempête balaie la côte avec des vagues monstrueuses et superbes à photographier. Tourisme terrestre et visite de courtoisie aux pingouins de Stony Point à 80 km à l’ouest de Gansbaaï. La journée suivante, plus clémente au niveau du vent mais tout aussi arrosée nous comble car les requins sont là. André joue avec eux en leur soulevant le bout du nez. L’un d’entre eux reste vertical un long moment, interrogateur, avant de se retourner pour disparaître non sans nous avoir montré son beau ventre blanc. Les dizaines de requins blancs aperçus sont tous couverts de cicatrices plus ou moins béantes, dues probablement à des combats. Finalement, ces animaux nous apparaissent à la fois puissants et fragiles. Le retour se fait cette fois-ci sous une pluie cinglante. Nous sommes tous frigorifiés et avons du mal à apercevoir le petit port de Kleinbaaï. Enfin, André trouve l’entrée mais le plus difficile reste à faire. Attendre une vague moins grosse pour surfer sur elle, virer à droite puis à gauche pour frôler les rochers et se mettre à l’abri ! Gagné. Nous voilà presque au sec.

Les journées passent vite entre les préparatifs, les observations, les commentaires et les repos bien mérités. Un jour enfin, la houle faiblissant, nous pouvons positionner la cage. L’immersion dans l’eau froide (17 degrés C) et verte n’est pas des plus agréables. Avec mon binôme Michel, nous y allons, un détendeur chacun relié au bateau par un narguilé. Ça bouge dans tous les sens malgré nos 16 kilos de plomb autour de la taille. Un requin nous colle à quelques centimètres.

Je me permets de toucher sa peau au niveau de la queue quand tout danger est écarté ; elle est étonnamment lisse dans un sens mais rugueuse si je frotte ma main de la queue vers la tête. Mais quand il ouvre sa bouche, je me blottis en arrière. Au bout de quelques minutes le mal au cœur nous guette et nous décidons de sortir, tremblant de froid mais satisfaits. Le dernier jour du voyage est le plus riche en sensations mais surtout en images. En effet, le vent, toujours orienté nord nord-ouest faiblit à 15 km/h. La houle est toujours présente mais ne fait que trois mètres. Une petite mer à côté des autres jours ! Et il y a le soleil… Nous en profitons. Plongées en cage, photographies sous-marines en surface, gros plan : la totale ! Mais, un peu frustrés à cause de la visibilité médiocre, nous ne nageons pas en pleine eau avec le grand blanc. Mais aurions-nous vraiment osé ?
 
Henri Eskenazi
www.henrieskenazi.com
© Tout droit de reproduction réservé - Texte et photo H. Eskenazi


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